FILE - Les jeux tirés de la série animée de Batman


Si vous êtes né dans les eighties vous avez de grandes chances d'avoir grandi avec la série animée de Batman qui est l'objet de ce dossier. En effet, de part sa bonne qualité tant scénaristique qu'esthétique, la série a su marquer l'univers de Batman et même celui de l'animation de son époque et nous verrons plus précisément en quoi dans la première partie de ce dossier. Dans un deuxième temps,  nous aborderons le vif du sujet: les jeux-vidéo adaptés de la licence et nous essaierons d'être exhaustif. Le tout sera parsemé, comme à notre habitude de petites anecdotes et souvenirs issus de notre enfance.



Batman fait partie de la petite famille des super-héros sans super-pouvoir. Il a su tirer profit d'une situation difficile: l'assassinat de ses parents par un criminel. A la fin des années 30, Bob Kane créé un Batman violent, armé et qui n'hésite pas à tuer ses ennemis. Car Batman, comme plusieurs super-héros, a connu une évolution psychologique au fil du temps et a toujours su s'adapter à son époque. Dans les années 50, une vague de censure s'abat sur les comics. Conséquences: notre héros masqué devient plat et vide; c'est le bon gentil. Il aura fallut attendre deux comics, le Dark Knight Returns de Frank Miller et Arkahm Asylum de Grant Morrison et Dave McKean pour que notre héros reprenne une profondeur psychologique convenable.



De mon côté je trouve important d'évoquer la série live des années 66 à 68 avec Adam West, très second degré et colorée, qui a donné naissance à une première série animée en 1968 produite par Hannah-Barbera. Au niveau comics, il me paraît également important d'évoquer Batman : The Killing Joke (1988) écrit par Alan Moore. Autant je partage l'idée que le comics de Frank Miller et le joli collage de McKean ont fait beaucoup pour Batman, autant je pense que la genèse du Joker par le papa de Watchmen, V pour Vendetta et From Hell a eu un impact extraordinaire sur l'univers de Batman et de DC Comics en général, notamment en introduisant la paralysie de Barbara Gordon/Batgirl/Oracle (dans une scène mythique que l'on revoit notamment dans le jeu vidéo Batman : Arkham Knight). Tim Burton a aussi déclaré que The Killing Joke avait été son comics de référence (et son préféré) quand il a travaillé sur ses deux adaptations de Batman. On pourrait même aller plus loin et mentionner Batman : Year One de Miller aussi, sorti la même année (1988) et qui explique comment Bruce Wayne est devenu le Batman à vingt-cinq ans. Surtout que Year One et Killing Joke sont sortis avant Arkham Asylum (1989).


1992-95 - Batman - La série animée

Merci Lucien. Un autre événement majeur dans l'évolution de Batman pourrait être les films de Tim Burton. S'il est plus difficile de désigner leur influence sur la psychologie de Batman, les films ont été une une influence incontestable sur l'esthétique de la série animée de Batman qui est l'objet de cet article. Preuve en est la représentation du pinguin qui est directement inspirée du rôle joué Dany de Vito. Une autre influence commune avec le réalisateur est celle des films expressionnistes allemands des années 30, comme Le Cabinet du Docteur Caligari, cette influence se retrouvant surtout dans les décors de la série.



Au niveau des influences j'ajouterais l'esthétique des films noirs des années 40 et le dessin-animé de Superman de la même époque qui ont inspiré Timm et Radonski. On peut aussi préciser pendant qu'on y est que le générique d'intro de la série est une variation du magnifique thème de Danny Elfman écrit pour Burton.


Merci Lucien. Les décors de Batman: la série animée sont sans conteste le point fort de la série. L'idée géniale des producteurs a été de réaliser les décors en pastel sur papier noir. C'est donc ce choix technique qui donne l'aspect sombre propre à la série, avec un grain particulier que l'on aperçoit dans les éléments fixes. Tous les décors de la série peuvent être considérés comme de petites oeuvres d'art.



Pour le character design, Bruce Timm fait le très bon choix d'épurer les traits des personnages afin de les rendre plus faciles à animer. En effet, jusqu'à cette série tous les films animés de Batman présentaient un héros trop détaillé ce qui nuisait à la qualité du rendu final. Les quatre-vingt-quatre épisodes de la série sont très bons et proposent une série plus mature, pouvant être vue tant par les enfants que les adultes. Cette position pertinente amène une vraie profondeur aux scénarios. Au niveau qualitatif, tant pour l'animation que pour la musique, les studios Warner ont relevé le niveau de ce qui ce faisait à l'époque. Chaque épisode était pensé comme un petit film, avec un début, un milieu et une fin, et des enregistrements musicaux avaient lieu pour chaque épisode. Les studios concurrents face à cette constatation ont dû réagir; la série Gargoyles par exemple en est la réponse directe des studios Disney.


1997-99 - Les nouvelles aventures de Batman

C'est à partir du quatre-vingt-cinquième épisode que l'on peut noter des changements radicaux, tant dans les personnages qui composent le staff que dans leur design. En effet, on découvre tout à coup un Robin enfant, puis une Batgirl qui squatte la Batcave. On comprend même plus tard que Dick Grayson a laissé le costume de Robin pour devenir Nightwing, mais je reviendrai sur ce point. Je ne sais pas si dans la version originale un nouveau générique avait été créé pour l'occasion, mais dans nos contrées aucune différence n'a été faite pour introduire Les nouvelles aventures de Batman, ce qui est un peu perturbant.



Au commande de la production on trouve toujours Bruce Timm, qui a fait le choix, cette fois-ci contestable, d'épurer encore plus les personnages. Personnellement, je trouve qu'aucun des personnages, mis-à-part Bane, n'y gagne au change... Catwoman et le pinguin sont  déformés. Ce choix est peut-être dû à un engouement pour la japanimation qui faisait rage à l'époque. En effet, les personnages ont un style plus "manga"... dommage. Par contre au niveau scénario Paul Dini est au commande et nous amène encore plus loin dans la profondeur et la qualité des histoires. Les décors sont quant à eux, toujours d'autant bonne facture.


Perso je pense que c'est pour être plus raccord avec le style utilisé par la Warner pour le dessin-animé de la Justice League, qui mettait en avant Superman dans le même univers et diffusé en parallèle.

Merci Lucien. Une autre des raisons de ce changement pourrait-être également le passage d'une diffusion par une chaîne de la Fox à une chaîne de la Warner. La série compte 24 épisodes de qualité, mais curieusement un grand saut est laissé entre la fin de la première série et le début de la deuxième. Pour expliquer le vide qu'il y a entre les deux, cinq comics ont été publiés sous le nom de Batman Adventures - The Lost Years que j'ai lus pour vous.


1998 - Batman Adventures - The Lost Years

Réglons tout d'abord la question de Robin. Premièrement, le Robin officiel de la deuxième série est Tim Drake, le fils d'un criminel qui a été abandonné et adopté par Bruce Wayne. Le nouveau Robin une fois dans la Batcave se retrouve face à un costume de Robin exposé à la manière d'un mémorial. C'est pour avoir des réponses à propos de ce mémorial que j'ai lu Batman aventures - The Lost Years, malheureusement sans obtenir des réponses à mes questions.



Le fait que Dick Grayson ait quitté l'équipe afin de prendre sont autonomie est expliqué tant dans le comics que dans la série. Le comics va quant à lui nous donner des détails sur le pourquoi de Nightwing, mais le tout reste très anecdotique. On y découvre le pourquoi de son logo et la formation martiale dont a bénéficié Dick, mais aucun élément de réponse quant à la présence d'un mémorial, sachant que le fait que Dick ait décidé de quitter l'équipe ne justifie en rien la présence d'une vitrine à son image...


Et c'est ici que l'on peut saisir les limites d'une diffusion tout publique. Car bien que n'hésitant pas à aborder des thèmes crus dans la plupart des épisodes, les producteurs ont volontairement omis l'histoire de Jason Todd, celui qui a été Robin entre Dick et Tim. Et pourquoi cette omission? Et bien simplement parce que ce dernier a été brutalement assassiné par le Joker et que cela a laissé une profonde cicatrice à Batman symbolisée par ce mémorial. C'est ainsi déçu par les réponses proposées que j'ai refermé cette bande-dessinée.




Cet auteur, scénariste et producteur est connu pour ses séries animées très populaires : Batman bien évidemment, mais également La Ligue des Justiciers, Superman ou les Tiny Toons. Paul Dini a travaillé sur des scénarii pour Musclor, Transformers, Animaniacs. Il a signé des épisodes de la série Lost et l'histoire des excellents jeux vidéo Batman : Arkham Asylum et Batman : Arkham City. Pour le cinéma, il a signé le scénario de Maléfique, avec Angelina Jolie.

Dini considère Batman comme le meilleur détective de tous les temps et préfère s'intéresser à cette facette-là qu'à sa dimension super-héroïque. Ce choix se ressent dans sa manière de traiter le personnage de Bruce Wayne. Il en fait ainsi un héros plus proche des spectateurs, plus inspirant.

Dini a reçu de nombreux prix, notamment pour son épisode favori : Amour fou, coécrit avec Bruce Timm.



Si chaque épisode de la série était pensé comme un petit film avec musique orchestrée et tout le reste, la série a également donné le jour a quelques longs métrages qui ont tous en commun d'augmenter le niveau qualitatif de l'animation. Un autre point commun entre tous les films, lié à l'évolution technologique, est l'introduction de la 3D, qui selon l'époque est plus ou moins réussie. Au niveau scénario c'est toujours du très bon niveau.


1993 - Batman: Mask of the Phantasm


Un étrange personnage masqué fait sa propre justice, mais de manière beaucoup plus violente que Batman. Les témoins n'apercevant qu'une silhouette assimile cette ombre au Dark Knight. La police se met donc à la poursuite du héros...

Malgré les possibilités 3D limitées de l'époque ne permettant pas de reproduire le grain lié au pastel, l'introduction de ce film est très belle. La caméra se balade dans un Gotham reproduit en 3D au rythme du thème classique de la série, ici augmenté de chants en latin... somptueux. Le film utilise de nombreux flashbacks, témoignages des balbutiements de l'alter-ego de Bruce Wayne et d'un Gotham City bien plus paisible. Paul Dini étant dans le coup et passage au cinéma oblige, le ton est un peu cru que celui de la série: le Joker est vraiment cruel, les scènes de baisers sont plus langoureuses, les personnages saignent...


1998 - Batman & Mr. Freeze: Subzero


C'est à l'occasion de ce long métrage mettant Batman aux prises avec Mr. Freeze que l'animation a été le plus travaillée. Les designers ont même choisi de pousser un peu plus le réalisme des traits de visages des personnages. Certains passage en 3D ont mal vieilli, mais ce n'est pas une généralité. Heureusement, les magnifiques décors aux pastels traditionnels à la série sont présents dans le film. L'histoire se passe à la fin de la première série et nous parle tout d'abord de la liaison entre Dick Grayson et Barbara Gordon. 

S'ensuit le combat face à Freeze qui est assez similaire à ceux de la série. Notons qu'il est agréable de constater que le film se place de manière cohérente entre les deux séries. En effet, la dernière apparition de Mr. Freeze datait de l'avant-dernier épisode de la première série: La Cité Congelée, dans lequel Freeze était engagé, un peu contre son gré, par un milliardaire américain qui souhait avoir les mêmes pouvoirs que Freeze afin de vivre pour l'éternité. A la fin de l'épisode, Freeze aide Batman et s'en va. Ainsi c'est en nous présentant un Freeze apaisé que commence le long métrage: l'homme de glace s'est retranché en antarctique et vit paisiblement sa vie jusqu'au jour où les humains vont venir le déranger. Après une défaite face à Batman, on comprend qu'il survit et que sa femme a finalement pu être réanimée par les entreprises Wayne. 

Notre méchant au coeur de glace reviendra dans l'épisode 3 des Nouvelles Aventure de Batman : Coup de Froid. Ayant appris que sa femme a refait sa vie de son côté, Freeze a totalement perdu le côté "sympa" qui lui était jusqu'à là induit par l'amour qu'il vouait à sa femme. Vous me direz: mais Dimitri, pourquoi tant de spoils?! Et bien c'est simplement car je tenais à mettre ici en avant un point fort de la série, car si les créateur de la série n'ont pas inventé Mr. Freeze et l'ont repris des comics, le tour de force de leur part a été de créer des backgrounds à certains des personnages qui en étaient dépourvus. C'est le cas pour Freeze, mais également pour Gueule d'Argile. Cerise sur le gâteau: certains comics qui ont succédé à la série ont même réutilisé les histoires des méchants créées pour la série sans modifications tellement elles étaient bonnes!


2000 - Batman, la relève - Le retour du Joker


Les années 2000 s'ouvrent avec un long métrage du Batman du futur. En effet, Batman, la relève mets en scène Terry McGinnis un jeune délinquant ayant tapé dans l'oeil de Bruce Wayne âgé alors de quatre-vingt ans. Cet éphèbe deviendra donc les pieds, les mains et les yeux de Bruce qui lui restera tranquille à la Batcave. La série Batman, la relève donna lieu à trois saisons diffusées entre 1999 et 2001, qui mettent en scène quelques anciens ennemis de Batman, mais également ses anciens collègues comme Barbara Gordon devenue commissaire. Rien de plus normal quant on sait que derrière cette série nous retrouvons le tandem Paul Dini & Bruce Timm.

Si la série présente de nombreux points communs avec Batman, la série animée, la raison principale de la présence de Batman, la relève dans ce File est une scène de flash-back mettant en scène les héros des Nouvelles aventures de Batman. En effet le long-métrage raconte le destin de Tim Drake et comment il a cessé d'être Robin; un scénario de qualité comme l'équipe de production nous en avait habitué. L'animation est de très bonne qualité et le long métrage a été adapté en plusieurs jeux-vidéo dont nous parlons plus bas. Je vous conseille vivement de consacrer du temps à cette très bonne série.


2004 - La mystérieuse Batwoman


Sans doute le moins bon des trois longs métrages, il est également celui qui présente la qualité d'animation la plus proche de celle de la série. En revanche cette fois-ci la 3D est assez bien intégrée. Le film se déroule après la série Les nouvelles aventures de Batman, ce que l'on constate par le fait que Tim Drake, le petit Robin, a légèrement grandi. Le film ayant été réalisé cinq ans après la fin du tournage de la deuxième série, les character-designers se sont permis deux ou trois retouches sur les personnages tout en gardant l'état d'esprit très épuré qui les caractérisait. Par exemple, le pinguin a été raccourci, mais il est vrai qu'il était terriblement allongé. Rupert Thorne a également dû être retravaillé, car il n'apparaissait pas dans la seconde série. Il a donc fallut le designer totalement pour l'occcasion. Seul Bane n'a pas eu besoin de modifications: ça tombe bien c'est le seul personnage qui d'après moi avait gagné en qualité au passage de la première à la deuxième série. 

Si vous vous demandiez comment Batman se comporte avec les femmes, vous serez servi, car dans ce récit, notre héros se retrouve littéralement entouré de femmes. Ne vous attendez cependant pas à retrouver la douce mélopée des revendications féministes présente dans certains épisode de la première série comme Harley et Ivy. Plus de dix ans se sont passé et contrairement à ce que l'on pourrait penser il n'est plus de bon ton d'aborder un ton militant dans les dessin-animé. Si à l'époque c'est Montoya - la coéquipière latino de Bullock - elle-même qui arrête Ivy et Harley Quinn, les femmes présentent dans ce long métrage du deuxième millénaire, bien que nombreuses, n'arriveront à rien sans la force virile de Batman.

Je ne vais pas trop m'attarder sur les figurines. Je commencerai par dire qu'elle était de belle facture pour l'époque. Ensuite, je conterai une anecdote relative auxdits jouets: Pendant les vacances d'été nous avions l'habitude, mon frère et moi, de nous rendre en Grèce, chez les grand-parents. Nous y rencontrions donc une fois par année des membres de la famille qui avaient l'habitude de nous gâter. Si les jeux-vidéos étaient le même prix qu'en Suisse, les figurines étaient sensiblement moins cher. Je me souviens donc d'un été où nous avions dévalisé un magasin de jouet de Glifada dans la banlieue d'Athènes.



Après avoir consulté toutes les figurines sorties à l'époque, je n'ai pu me souvenir n'avoir possédé que les deux ci-dessus. Les figurines sont parues par vagues annuelles. Il y en a eu cinq en tout entre 1992 et 1995. Il y a eu deux vagues en 1993 dont une qui contenait la plupart des véhicules. Lucien quant à lui m'a avoué avoir eu Catwoman, Bane, "le Batman zebré" et Mr. Freeze qu'il avait trempé dans du lait et mis au congélateur pour lui donner un effet froid. Mais Lucien a sans doute été le plus chanceux car dans son enfance il avait... la Batmobile!








N°1 : Amour on ice  (Batman TAS / épisode 16)


Il y a énormément de raisons qui font que Mr Freeze (le glaçon friandise) est mon méchant favori de Batman (il a le meilleur look, il a un rayon qui gèle les gens, Victor Fries est suisse, j'avais le jouet, Schwarzenegger) et parmi ces raisons, il y a indubitablement cet épisode, mon préféré de toute la série. Poétique et mélancolique, on y découvre la génèse de Mr Freeze dans une histoire pleine d'amour et d'injustice. À tel point que c'est bien une des seule fois qu'on regrette la victoire finale de Batman. Un chef d'œuvre.
N°2 : Chantage à crédit  (Batman TAS / épisode 22)


Un comptable sans envergure, Charles Collins, rentre dans la voiture du Joker… Pour sauver sa peau, il accepte de rendre un service, un jour, au criminel. Quelques années plus tard, le Joker le recontacte… Le véritable héros de cette histoire, c'est Charles Collins, crâne dégarni, qui déteste le hachis parmentier, un minable qui parvient finalement à mettre une rouste au Joker qui part pleurer dans les pattes de Batman. Notons également qu'apparaît dans cet épisode pour la toute première fois le personnage d'Harley Quinn.

N°3 : Rêve ou réalité (Batman TAS / épisode 30)


Bruce Wayne se réveille dans un Gotham où ses parents ne sont pas morts. Dans ce monde où tout lui sourit, il est sur le point d'épouser Sélina Kyle et il n'est jamais devenu le justicier masqué. Mais alors, qui se cache sous le masque de Batman à sa place ? Un excellent épisode dans un univers relatif.
N°4: Le Plastiqueur fou (Batman TAS / épisode 18)


Evénement rarissime, cet épisode nous dévoile des épisodes heureux de la jeunesse de Batman. Nous découvrons l'une des inspirations de Bruce Wayne, son idole d'enfance, le Fantôme Gris. Quand un plastiqueur fou sème des explosifs selon les épisodes du Fantôme Gris, Batman s'associe à son ancien héros pour résoudre l'enquête. Une situation inédite et émouvante, qui renverse le schéma de mentor dans lequel on trouve d'habitude notre Batou favori. Une grande réussite, également dans ses choix techniques.

N°5: Le Procès (Batman TAS / épisode 68)


Pour le dernier épisode, les vilains s'unissent enfin pour faire face à Batman. Une fois capturé, ils ne vont pas s'arracher son identité ou sa mort : les méchants psychopathes étant conscients que leur raison d'être est liée à l'existence de l'homme chauve-souris, ils décident d'établir la part de culpabilité de Batman dans leurs propres actes criminels. Très original et mature, le scénario lorgne du côté des comics, qui établissement que c'est l'existence de Batman qui engendre les criminels fous et non l'inverse.

Franchement, le choix a été très difficile, car la majorité des épisodes sont de très bonne qualité. Si j'ai adoré tous les épisodes cherchant à nous en apprendre plus sur la vie des personnages secondaires, je n'aurais cependant pas pu tous les sélectionner tellement ils sont nombreux; l'épisode où l'on apprend qu'Alfred est un ancien espion britannique par exemple, ou celui qui nous raconte la vie du concepteur de la Batmobile... J'ai été également tenté par des épisodes allant dans le sens du fameux roman graphique Arkham Asylum de Grant Morrison et Dave McKean, mettant le doigt sur la face schizophrénique de Batman. Malheureusement, la télévision les obligeant à s'adresser à un plus large public, les scénaristes n'ont pas pu aller autant loin que le comics dans le délire. Bref, voici mon choix:


N°1: L'énigme du Minotaure (Batman TAS/ épisode 40)



Parce que je me rappelais en détail de cet épisode qui parle également d'un jeu-vidéo. En effet, E. Nigma a reproduit l'univers du jeu L'énigme du Minotaure dans le réel sous la forme d'un grand labyrinthe dans lequel Batman et Robin se retrouvent emprisonnés.


N°2: Légendes du Chevalier Noir (The New Adventures of Batman / épisode 19)



Parce qu'il a le même concept qu'un des épisodes de Gotham Knight réalisé par le studio 4°C - le meilleur studio du monde. En fait, ce concept est repris d'un comics des années 70: Des enfants discutent à propos de l'image qu'il se font de Batman. Les réalisateurs en ont profité pour se faire plaisirs en reprenant pour la première partie le style - plus détaillé - des vieilles séries animées. L'expérimentation graphique continue en deuxième partie avec un hommage à Batman: The Dark Knight Returns de Frank Miller et Klaus Janson en nous présentant un Batman au trait plus carré et au comportement beaucoup plus bourrin. 


N°3: Zatanna (Batman TAS/ épisode 54)



Parce qu'on y apprend que Batman a été prestidigitateur et que je trouve ça cool.


N°4: Le ventriloque (Batman TAS/ épisode 64)



C'est sûrement parce qu'étant petit j'ai été traumatisé par un épisode de La quatrième dimension dans lequel la marionnette d'un ventriloque devenait autonome et se rebellait contre lui. Je ne connaissais pas ce méchant, mais maintenant c'est mon préféré.


N°5: Les foudres de l'Olympe (Batman TAS/ épisode 63) 



Parce que dans cet épisode il y a un mec qui s'appelle Ianni Stavros et que la communauté grecque est trop peu représentée. La discrimination positive c'est pas que pour les noirs! Et le lien en fin d'épisode entre les ennemis de Batman et les dieux de l'Olympe est sympa.





Notons en introduction qu'au vue de la piètre qualité des adaptations vidéoludiques issues de cette magnifiques série animée, nous avons décidé de ne vous faire qu'une selection de quelques jeux...

1994 - The Adventure of Batman & Robin (Mega-CD)




C'est la première fois que je joue au Mega-CD. Comme je pouvais l'imaginer, il apporte à la qualité Mega Drive les avantages propre à l'apparition du cd-rom : une meilleure capacité musicale et la possibilité d'intégrer des petites vidéos compressée. Si les vidéos souffrent un peu de la compression, ce qui transparait par une qualité très pixelisée, la qualité de l'animation est vraiment très élevée. Très vite ses vidéos créées pour l'occasion – d'une qualité et d'une violence légèrement supérieures à la série - deviendront le principal intérêt du jeu. La musique quant à elle est à oublier ; à la place des thèmes de la série, vous trouverez une espèce de vieille Dance légèrement « indus » qui même dans les années nonante aurait eu de la peine à me faire me trémousser.

L'introduction vous en avertit : le jeu sera principalement axé sur la Batmobile. Le jeux est donc un jeu de voiture type Out Run ou Rad Racer dans lequel il vous faudra slalomer entre les voitures et éviter d'encaisser des dommages afin d'arriver à temps aux checkpoint. Cette partie là est agréable. La possibilité de tirer divers missiles vient mettre un peu de piquant, sans relever l'impression générale pour autant. En effet, il est très difficile de viser et encore plus d'esquiver les tirs ennemis. Vous aller donc tenter au petit bonheur la chance de vaincre un panel des principaux méchants de la série pour savoir qui a kidnappé Robin. Ivy, E.Nigma - qui utilise le casque virtuel de l'épisode « Réalité virtuelle » de la série dans lequel son univers est curieusement rouge et non vert -, Joker, ils sont presque tous là !

Les décors sont moyens... Pour terminer en apothéose : un dernier stage en Batwing, qui après prise en main n'apporte pas énormément au gameplay et ne résoud pas les problèmes cités précèdement. Je vous encourage donc à consulter un lets play afin de voir la totalité des vidéos qui valent vraiment le coup d'oeil. Pour les gros gros fans, n'achetez pas un Mega-CD pour autant, mais testez-le en émulation.


Ce jeu est donc centré sur la Batmobile ci-dessus représentée
en jouet que Lucien avait la chance de posséder.


2001 - Batman Gotham City Racer (Playstation)




Si The Adventure of Batman and Robin sur Mega-CD proposait un challenge respectable, il avait également pour lui des animations originales de grande qualité. Ce n'est ici le cas pour aucun des deux points avec Batman Gotham City Racer
publié en 2001 par Ubisoft. En effet, les développeurs ont trouvé une petite astuce scénaristique pour se simplifier la tâche: Tous les criminels se sont échappés d'Arkahm en même temps et Batman va passer une sale soirée. C'est ainsi des brides de la série Les Nouvelles Aventures de Batman qui sont mises bout à bout entrecoupées de petits textes vous expliquant le pourquoi de vos incessants aller-retour à travers Gotham. Vos déplacements seront entravés par des barrages de police ne cessant de changer d'emplacement;  une seconde entourloupe des développeurs visant à masquer le fait que la carte étant toujours la même, il fallait bien varier les itinéraires. 

Je serai bref, ce jeu n'a rien pour lui. C'est moche, les bruitages sont désagréables, les musiques se coupent à tout bout de champ, la maniabilité est imbuvable. Et c'est sans compter sur les incohérences de costumes et de personnage entre les différents interludes. Ben oui, quand on décide de regrouper vingt-quatre épisodes en un, forcément... Ainsi en début de soirée vous trouverez Tim qui apparaîtra en fin de soirée en Robin expérimenté. Et vous ai-je dit que votre voiture lance des Batarang? Bref, ne jouez pas à ce jeu. Quand on pense que cinq ans plus plus tôt sortait Die Hard Trilogy qui contenait un épisode du même genre surclassant de plusieurs bras Batman Gotham City Racer... En effet, la partie adaptée du troisième film vous proposait d'arpenter une ville afin de désamorcer plusieurs bombes. La flèche en haut au centre qui vous guide vers votre prochain objectif était également présente. Elle est d'ailleurs la marque de fabrique de ce type de jeu et trouve ses origines dans le jeu Crazy Taxi, il me semble. A vérifier.


Vous la voyez la flèche en haut au centre?

Vous devrez donc arpenter Gotham durant 51 missions plus chiantes les unes que les autres. Il est écrit derrière la boîte que 16 véhicules sont à votre disposition. Je n'ai conduit que la Batmobile sauf pour une seule mission qui vous propose de conduire une Batmoto encore moins maniable que la voiture. Ajouter à cela que certains passages choisis vous spoileront tout bonnement certains épisodes et une fin qui doit à peu de chose près être tirée de l'introduction de Batman Vengence sorti la même année sur Game Cube. Ne jouez pas à ce jeu il est pourri.

2001 - Batman Vengence (Game Cube)



Le jeu se déroule à l'époque des Nouvelles aventures de Batman, on retrouve le ciel rouge propre à cette époque, cependant pas de Nightwing ni de Robin. Batgirl en revanche vous secondera dans cette aventure jouable uniquement en solo. 
Le jeu est divisé en chapitres démarqués les uns des autres par des écrans-titre affichés lors des temps de chargement, les fameux. En effet, la série animée présentait pour chaque épisode une illustration originale basée sur le thème, le plus souvent réalisée au pastel et accompagnée du titre inscrit à l'aide d'une typographie s'adaptant également au sujet. Pour des raisons de traduction semble-t-il la version française a été malheureusement amputée de ce magnifique travail artistique.



Le jeu est un jeu d'action 3D, très varié dans les mécaniques qu'il propose: une légère touche de beat them all, la volonté - à le constater avortée - de phases d'infiltration, des parties de conduites peu maniables, des combats contre les boss qui passe à la première personne... Vous l'aurez compris, Batman Vengence est un de ces jeux qui regorge de bonne idées, sûrement trop, mais qui sont péjorées par une jouabilité trop souvent pénible à assimiler. Visiblement, les développeurs, en présentant une multitudes de mécaniques, n'ont pas su - peut-être pour des questions de temps ou d'argent - y adapter une maniabilité acceptable. 

Sur le plan esthétique, la première sensation, qui si elle s'atténue par la suite persistera jusqu'à la fin du jeu, est une curieuse impression de vide. En effet, vous trouverez très peu d'ennemis sur votre route, et si les couleurs des décors reproduisent fidèlement celles de la série, il manque peut-être une petite imitation pastel qui casserait les grands aplats pour se sentir totalement immergé dans l'univers de la série. Le jeu est ponctué par quelques cinématiques de qualité moyenne, car courtes, en 3D et compressées dans une mauvaise résolution.

Malgré la pléthore de points négatifs que je viens de lister, j'ai peine à conclure ce test en vous disant que le jeu est simplement mauvais, car il est soutenu par un scénario de qualité et prenant. En effet, la suite de mécaniques s'adaptant à l'histoire justifie du même coup une telle pluralité. Si la jouabilité avait suivie, l'expérience aurait pu être très agréable. Dommage.

2003 - Batman: the rise of the Sin Tzu (Game Cube)



Ubi soft nous propose en ce début de XXIème siècle un beat them all en 3D se déroulant à l'époque des Nouvelles aventures de Batman. Jouables à deux simultanément, vous aurez le choix entre quatre personnages: Batgirl, Nightwing, Robin et Batman. Outre le fait de proposer un épisode inédit, le jeu propose, contrairement à Batman Vengeance, un effet pastel en guise de texture. Un petit artifice du plus bel effet.

Voilà nous en avons fini avec les points positifs... Pour ce qui est de l'histoire, Sin Tzu est une référence à l'auteur du fameux livre Sun Tzu: L'art de la Guerre. Mais oui, celui que tous les mafieux lisent. Grâce à sa vision stratégique hors norme, Sin Tzu, va savoir user des faiblesses des ennemis de Batman pour les manipuler et amener l'homme chauve-souris exactement là où il le souhaite. Qui aura le dernier mot? A vous de le découvrir!

Oui enfin si vous avez une dizaine d'heures à perdre... car le jeu est plus que pénible. Si au départ tout semble très bien, on se frotte rapidement à une exaspérante répétition. En effet, chaque stage est divisé en trois. Une division très peu utile, les trois parties étant à peu de chose près similaires; prolongement artificiel de la durée de vie qui très rapidement vous avertira de la pénibilité du jeu. Les boss, qui sont donc quelques-uns des ennemis classiques de Batman, sont extrêmement difficiles. Mais pas un difficile qui plaira aux hard-core gamers. Non, un difficile chiant. Un difficile que même après avoir mis le cheat code d'invincibilité, ben t'arrives pas à battre le boss...

Je terminerai sur le système de crafting des coups. Après chaque stage, vous recevrez des points qui vous permettront de débloquer des coups. Là aussi, si l'idée est très chouette, les coups sont extrêmement difficiles à réaliser. Je tiens toutefois à préciser que je n'ai pas non plus persévérer dans l'apprentissage, le sentiment de répétition présent des le début du jeu ayant réduit mon appétit de maîtrise du timing. Dommage que la difficulté soit une telle tare dans ce jeu pourtant très beau. Les tableaux présentés durant les temps de chargement en sont d'ailleurs la preuve.



Vous l'aurez compris, les jeux tirés de la série animée de Batman des années nonantes souffre de la maladie chronique des adaptations de licence: des jeux de piètre qualité, bâclés conçus uniquement pour que les fan achètent. On est tous passé par là, on les a tous achetés ces jeux merdiques. Nous n'insisterons donc pas plus et pourrons cependant vous conseiller Batman & Robin sur SNES qui doit être le seul bon jeu adapté de la série. Nous y jouerons demain (29.04.17) de 10h à 12h à la bibliothèque de la ville de la Chaux-de-Fonds dans le cadre de l'exposition Press Start!. Le présent dossier s'est ainsi naturellement dirigé plus vers la série qui, si elle a été également conçue pour vendre des jouets, n'en est pas moins de qualité. Comme quoi on peut joindre l'utile à l'agréable.

A demain!

Lucien et Dimitri









TEST - Everything





Everything the life touches is our kingdom.

Vous commencez par incarner un ours, dans un monde généré aléatoirement.
Vous rencontrez des comparses, vous pouvez les réunir, les faire chanter, avancer, les séparer.
Ensuite, vous pouvez changer d'incarnation, viser plus petit, ou plus grand.
Au début, on ne comprend pas ce qu'on veut de nous. On déplace des choses. On doute. Aucun message ne nous dit quoi faire, ni où aller.
C'est parce qu'Everything nous propose d'évoluer librement, sans but, sans challenge, sans récompense, sans punition.
On incarne des centaines de choses, on écoute les pensées des autres éléments.
On chante, on danse, on rassemble ses homologues, on célèbre la vie.
Si on pose la manette, le jeu continue sans nous.
Comme l'univers, le vrai.

"L'univers ? -Oui, Seiyar. L'u-ni-vers." (Marine et Seiya)

Everything vous propose d'incarner l'univers.
Vous êtes tout ce qu'il existe, d'un microbe infiniment petit à un continent, un soleil immense.
Je suis un ours, puis une coccinelle, un brin d'herbe, puis un arbre.
Je suis une trompette. Une tranche de bacon. Une montagne. Une grenouille.

"Je suis le coeur brisé de Jack."

Le concepteur d'Everything s'appelle David O'Reilly, un Irlandais, auteur de films 3D et de l'application "MNT" (Mountain).
Celle-ci, sortie en 2014, nous permettait de gérer la vie d'une montagne.
On la dessinait en illustrant notre enfance, la beauté et la passion.
Et puis c'est tout.
On laissait le temps s'acharner sur elle.
Plus on laissait l'application tourner sans y jeter un oeil, plus la montagne évoluait.

Vous remarquez, parce que vous êtes futés, que je n'ai pas encore utilisé le terme "jeu" pour qualifier Everything (ni MNT d'ailleurs).

C'est parce que le débat est ouvert.

Est-ce un jeu ou une oeuvre d'art ?

Une expérience incroyable ou une supercherie ?

"Sur une durée suffisamment longue, l'espérance de vie tombe pour tout le monde à zéro."

C'est sans aucun doute tout cela à la fois.
C'est une plaisanterie dont on est le complice, une expérience métaphysique durant laquelle on s'interroge sur la nature de chaque chose.
Un voyage qui ne laisse pas de marbre les enfants : "papa, tu joues encore aux ours qui font des schtanzes ?".
On se transforme, bercé par une musique électronique de Ben Lukas, ou en écoutant par morceaux des discours du philosophe sixties Alan Watts.
Si le jeu vidéo préféré de Darwin était Spore, Everything serait celui de Terrence Malick : tout que ce que vous appelez "le monde" est autant vous que votre corps.

"Vous n’êtes pas exceptionnels, vous n’êtes pas un flocon de neige merveilleux et unique, vous êtes fait de la même substance organique pourrissante que tout le reste."

Si j'ai cité déjà trois fois le monument littéraire de Chuck Palahniuk qu'est Fight Club, c'est que l'expérience d'Everything pousse à la réflexion Nietzschéenne.
En se laissant aller, en glissant d'une existence à l'autre, on s'oublie soi-même, on ne sait plus si on était un caillou ou un canard, envahi par la plénitude et par la liberté.
Everything fait de nous le "petit centre chaud autour duquel se presse toute la vie de ce monde".
Everything, n'a rien d'un jeu, c'est une expérience, c'est la vie.
C'est votre vie.
Et elle s'achève minute après minute.

Note : Je suis le canal biliaire irrité de Jack.
Mention : Ceci n'est pas un jeu.

Lucien

TEST - Les trois premiers jeux mobiles de Nintendo


Depuis 2016 Nintendo, la grande firme connue jusqu'alors pour un farouche protectionnisme quant à ses licences phares, s'est lancée dans le développement de jeux sur plateforme mobile Android et IOS. Il faut dire qu'au pays du soleil levant les 3DS se font rares dans le métro; tous le monde est sur son smartphone. Personnellement, je n'ai jamais été attiré par les jeux mobiles. Peut-être parce qu'il n'y a pas de pad. Peut-être parce que pour moi ceux qui jouait sur mobile, c'étaient les gens qui critiquaient les gamers, mais qui étaient secrètement accro à Candy Crush Saga. Ou peut-être parce que je m'y suis risqué une fois avec Clash of Clan et que je suis devenu tellement dépendant, que j'ai failli perdre ma femme, mon job et un rein. Finalement mon smartphone a lâché. Je n'en ai plus repris pendant cinq ans.

Allo / allo monsieur l'ordinateur, dîtes-moi / dîtes-moi où est passé mon coeur.

Après m'être très bien débrouillé pendant cinq ans avec un vieux Nokia qui n'avait même pas Snake, j'ai choisi de retenter l'aventure smartphone, pensant qu'avec le temps j'avais muri et en me jurant de ne pas acheter Clash of Clan. Mais petit à petit l'envie de jouer me titillait et j'ai regardé ce qu'il y avait d'autre que Clash of Clan disponible sur le store. Mon attention s'est tout d'abord portée vers les adaptations des classiques. J'ai ainsi pu commencer Secret of Mana sur IOS, que je n'ai pas fini parce les contrôles étaient foireux et l'écran trop petit. J'ai ensuite joué à Gobliiins, expérience relatée dans un test que voici. Ce sont ensuite des amis qui m'ont conseillé certains jeux développés spécialement pour plateforme mobile. Monument Valley par exemple, un genre de puzzle-game contemplatif. Le jeu est très beau et doit beaucoup, dans son atmosphère à un certain Ico, comme la plupart des jeux contemplatifs. Le jeu a connu un certain succès, et c'est ce type de jeux de qualité, qui par leur démocratisation plus large via mobile, propage une autre image du jeu vidéo. Une belle surprise donc, même si les énigmes sont relativement simples. Le challenge semble cependant monter d'un cran dans les missions payantes... et oui c'est le gros problème des jeux mobiles - presque une tare - le free-to-play qui devient un free-to-pay.

Bisous / bisous gentil Bisounours, un p'tit bisou y'a rien de plus fou.

Personellement, je ne paie jamais dans ce type jeu, je n'adhère pas au concept. Déjà les DLC j'ai de la peine, alors acheter 70 gemmes pour 25.- merci. Je suis très vieux jeu à ce propos, mais je n'aime pas cette version évolutive des jeux qui fait que l'on devrait revenir sans cesse à des jeux que l'on a fini, souvent avec des personnages secondaires auxquels on ne s'était pas forcément attaché. Bref, quand j'achète un jeu et que je m'y penche j'aime bien voir la totalité de l'expérience, et le fait que le soft soit devenu autre chose si j'y retourne six mois plus tard me dérange.

Bisous / bisous gentil Bisounours, un p'tit bisou y'a rien de plus fou.

Voilà. Et un jour j'apprends que Nintendo se lance sur le marché mobile. Ok cool. Ca fait un peu peur, bien entendu. Va-t-on voir les licences mythiques jetées en pâture et déformées comme cela avait été le cas au cinéma?



La série tirée de The Legend of Zelda... c'est horrible.

Et bien non, l'expérience tourne plutôt à la réussite. Le premier jeu est Mii-tomo. Je n'en parlerai pas beaucoup, parce que ce n'est pas vraiment un jeu et qu'il est chiant. C'est la première expérience mobile de Nintendo et elle a connu un certain succès. Mii-tomo est en fait un réseau social m'étant en scène votre avatar Mii dans une pièce qu'il vous faudra décorer. Pour ce faire, vous pourrez acheter des éléments de décoration via un une money que vous pourrez free-to-payer ou alors gagner via des mini-jeux. Noter également, et cela sera valable pour tous les jeux mobiles, que le jeu est relié à votre compte My Nintendo. L'argent ainsi récolté sur Mii-tomo vous permettra d'acquérir des récompenses sur votre compte My Nintendo et inversement. Ainsi si votre avatar se configurera directement, si vous le souhaitez, à celui de votre compte My Nintendo. C'est assez cool. Ca fonctionne. J'ai tout de même désinstallé le jeu rapidement car il n'avait pas beaucoup d'intérêt pour quelqu'un qui comme moi, n'est pas trop réseau sociaux.

Che-va-liers Masqués pour la liberté, justiciers / justiciers.

Le deuxième jeu est Super Mario Run. Sorti en 2016 tout d'abord sur IOS, puis récemment sur Android. Je ne prends pas en compte pas ici Pokemon Go, qui a déjà été testé sur notre site et qui n'est pas développé par Nintendo, mais par Niantic. Le héros moustachu apparaît ici dans un plateformer de type runner. C'est-à-dire que contrairement à un jeu de plateforme classique, vous ne dirigerez ici pas totalement Mario. Ainsi votre personnage avancera par lui-même. Il vous sera cependant possible de sauter en appuyant sur une zone au bas de l'écran. Cela paraît simplet, mais c'est sans compter sur l'ingéniosité des développeurs de Nintendo qui, par l'intermédiaire de cases qui vous bloquent, de sauts contre les murs et autres, varient intelligemment le gameplay. J'étais fortement perplexe à l'annonce de cet opus moblie, mais force est de constater que le pari est réussi et que les sensation sont au rendez-vous: on retrouve tous le fun de Super Mario sur son mobile. Après les défauts du jeu sont le prix, qui aurait très bien pu être divisé par deux et tout l'aspect "addictif" qui aurait bien des leçons à prendre des jeux du studio Supercell (Clash of Clan). En effet, vous devrez construire un royaume et décorer les alentours... bref c'est très chiant. Les parties en ligne, contre un ami ou un inconnu sont par contre assez sympatoches.

Note: A comme Avec une main.
Mention: Cher.


Mode battle.

Le troisième et dernier jeu qui fait l'objet de ce test est Fire Emblem Heroes, version mobile de la fameuse série de Tactical-RPG. Pour ceux qui ne connaîssent pas ce type de jeux, il consiste à faire évoluer votre équipe de personnages contre vos ennemis, et ce au tour par tour. La notion RPG implique que vos personnages acquerront des points d'expérience qui  leurs permettront d'évoluer. La différence avec un jeu de rôle classique réside dans le fait que vos personnages évolueront sur une map décomposée en cases. Selon les caractéristiques de vos héros, ils avanceront de plus ou moins de cases et pourront attaquer à distance ou non. Je pense avoir été clair. C'est un genre vraiment très cool. Je n'ai fait aucun Fire Emblem, mais je m'étais donné à ce genre à l'époque avec Vandal Heart 1 et 2 et Final Fantasy Tactics sur GBA. N'ayant jamais joué à la série, j'aurais pu passer à côté de l'expérience Fire Emblem Heroes, puisque le jeu vous propose, par l'intermédiaire de portes s'ouvrant entre les différents mondes, de rencontrer une grande partie des personnages des anciens jeux et de les recruter dans votre équipe. 

Un aperçu des menus.

Une chose est sûre, j'ai passé un excellent moment sur ce jeu gratuit! Et oui! La critique sera ici inverse à celle de Super Mario Run: si toute la partie addictive est ici bien pensée, notamment via l'aspect RPG qui vous poussera à augmenter vos personnages au level max, c'est en revanche le gameplay qui est plus faible. En effet, dans un tatical-RPG, c'est en fonction de la map que l'on élabore une stratégie. La petitesse des cartes liée à la taille de l'écran d'un smartphone limite le fun lié à cet aspect. La conséquence directe est que le niveau de vos personnages deviendra essentiel pour faire la différence lors des combats. Il vous sera également possible de créer plusieurs, un point qui pourra également se révéler crucial dans la stratégie à adopter. En effet, il y a trois types de personnages et c'est essentiellement la relation entre eux qui dirigera votre stratégie.

Le rouge bat le vert, qui bat le bleu, qui lui bat le rouge.

Comme je l'ai dit, le gameplay un peu limité est compensé par un côté addictif très bien pensé. On revient très volontier à Fire Emblem Heroes. Outre les parties en ligne qui sont sympatoches, un grand nombre d'item à récolter vous permettront par exemple de recruter de nouveaux héros dans votre team, d'augmenter de level vous persos favoris et ainsi acquérir de nouvelles attaques. S'il est possible à celui qui le souhaite d'acheter, grâce au pouvoir du free-to-play, de quoi augmenter son perso au niveau max directement sans effort - vade retro - il sera également possible, moyennant investissement et patience, aux plus pauvres d'entre nous d'évoluer ses personnages. Ici un petit bémol, en tant que gros fan de J-RPG, il me semble qu'il ne nous est pas assez possible d'intervenir dans l'évolution de nos personnages, mais rien de grave. Voilà, je dirai ici pour conclure que Nintendo a su transférer le gage de qualité qui leur est propre sur la plateforme mobile et c'est beau. Bravo.

Vous pouvez observer sur cette image, les petites cases qui composent la map.

Note: A comme Addictif, mais moins que Clash of Clan.
Mention: Une belle chanson d'écran titre chantée par un japonais enthousiaste.

Dimitri

TEST - Luigi Mansion Arcade

Haligato Godsaïmassssu!!!
#lucienetdimitrijouentauxjeuxvideoaujapon


Après que Lucien nous ait fait part de ses impressions quant à notre voyage au Japon au travers d'un inventaire des bornes d'arcades auxquelles nous nous sommes frottés, c'est à mon tour de partager avec vous quelques anecdotes nipponesques. Vous le comprendrez le test du jeu d'arcade Luigi Mansion Arcade, dont Lucien avait déjà parlé brièvement, est ici plutôt prétexte. C'était mon deuxième voyage au Japon. Le premier, je l'avais fait en 2013 et il était la concrétisation d'un rêve que j'ai cru longtemps inaccessible. En effet, me rendre au Japon est une chose qui me taraudait depuis mes douze ans, mais à ce moment, en plus du fait que je n'étais pas indépendant financièrement, le prix des vols, qui avoisinait les 3000.-, rendait le fantasme impossible à concrétiser. Après de longues études, j'ai pu mettre quelques sous de côté et constater que les prix avaient drastiquement baissé en quinze ans; je me suis donc rendu au Japon pour la première fois à 29 ans pour 1000.- environ.

A cette époque, je m'étais désintéressé des jeux-vidéo pour un temps. J'ai certes passé quelques soirées en salle d'arcade, mais mon intérêt était tout autre et visait à aller à la rencontre de cette culture qui m'a tant fasciné. J'ai donc choisi de voyager seul. Le choix de mon itinéraire s'est naturellement dirigé vers le sud aux vues des récents événements qui s'étaient produits à Fukushima. Après deux jours à Tokyo j'ai ainsi pris l'avion pour Okinawa - après un hiver Suisse je cherchais de la chaleur - et après une semaine je suis remonté au sud de la péninsule pour atterrir à Kagoshima. Depuis ce point j'ai utilisé mon Japan Rail Pass pour remonter jusqu'à Tokyo en m'arrêtant à Beppu (trop cool Beppu), Hiroshima, Okinawa, Kyoto et finalement Tokyo. Je ne vais pas ici décrire mes impressions pour chacune des villes ce premier voyage n'étant pas le propos, mais j'avais à l'époque bien plus apprécié le sud que la capitale mégalopole où je m'étais senti très anonyme et seul.

Malio Piclossu!

C'est en rentrant et après avoir regardé pour la énième fois la mythique série d'animation Samourai Champloo de Shininchiro Watanabe que j'ai constaté que le parcours effectué était sensiblement le même que celui de Mugen, le héros principal. Si vous n'avez jamais vu cette série mêlant l'univers du Japon médiéval à une ambiance hip-hop je ne peux que vous la recommander chaudement. Le scénario est excellent la bande-son déchire, bref foncez!

Pour ceux qui ne connaisse pas, Shinichiro Watanabe est également l'auteur de Cowboy Beebop.

Depuis ce premier voyage plusieurs choses ont changé. Ma situation s'est stabilisée: je bosse, j'ai une famille et... je rejoue aux jeux-vidéo! Face à cette stabilisation, certes rassurante mais également synonyme de tournant dans ma vie, j'ai pensé qu'il fallait marquer le coup. A ceci s'ajoute une angoisse particulière face à l'âge de 35 ans dont je ne peux expliquer les raisons. Il m'a donc suffit que Lucien en évoque l'idée pour que nous réservions nos billets, cette fois-ci pour 700.-. Il était clair qu'en une semaine nous n'allions pas bouger et notre position a été la suivante: une semaine de Tokyo dans les salles d'arcade. J'ai ainsi pu voir un certain Japon qui ne m'intéressait pas lors de mon premier voyage.

Biltual Boyu!

Nous avons donc réservé un petit - vraiment très petit - apparte en nous disant que de toute manière nous n'y serions pas souvent. C'était sans compter que les appartements japonais sont extrêmement petits. Nous avons vécu à deux pendant une semaine dans un studio pour une personne dont la superficie correspond en Europe au hall d'entrée de la plupart des appartements. Mais quand on aime... Nous étions proche de Shibuya qui était notre principale destination du soir. Il y avait là-bas une modeste salle d'arcade, mais qui finalement contenait les bornes auxquelles nous avons le plus joué: Dragon Quest Monster Battle Scanner, Final Fantasy Theatrythym All-Star Carnival, Dragon Ball Heroes Arcade, Mario Kart GP DX,... Un petit paradis dans lequel nous avons grillé un nombre conséquent de pièces de 100 yens. Nous avions même cru sympathiser avec un japonais qui bossait dans la salle d'arcade et qui m'a expliqué comment chopper une figurine de Trunks pour Lucien dans une de ses nombreuses machines à pinces présentes dans les stations d'arcade. Mais c'est qu'il est difficile d'entrer en contact avec les Tokyoïtes. Je précise ici Tokyoïtes car je n'avais pas eu ce problème au sud du Japon et avais sympathisé avec bon nombre de personnes.

C'est que la différence est telle entre les deux cultures, que les maladresses sont légions et créent souvent les malaises. Je prends pour exemple ce serveur qui avait ramassé mon shochu alors qu'il me restait un fond. Après avoir réclamé et obtenu un second, cet homme tout d'abord très souriant ne nous regardait plus dans les yeux. Au point qu'en sortant du restaurant, nous avons cru qu'il allait se faire seppuku. C'est que les japonais sont très exigeants avec eux-mêmes. Il y a aussi cet homme qui fièrement, en nous voyant jouer à la 3DS dans le metro a sorti la sienne en pensant créer un lien. Il a fait un pas vers nous, ce qui est notable, mais c'était sans compter un léger état d'ivresse de notre part. A cet état d'ébriété s'est ajouté le fait que nous avons pensé qu'en se connectant il verrait à quoi nous jouions en ce moment: Mario Picross pour Lucien et My Nintendo Picross - The Legend of Zelda: Twilight Princess pour moi. A l'idée que ce japonais soit pris de pitié pour nous, en constatant la médiocrité de nos choix vidéoludiques, nous avons éclaté de rire jusqu'aux larmes. Un conseil, si vous allez au Japon: ne partez pas en fou-rire dans le metro, c'est très mal vu.

Regarde Lucien, il y a une japonaise qui nous regarde jouer!

Mais c'est que cette tension lourdement palpable n'a pas arrangé l'affaire et nous a même poussé à des éclats de rire plus grands encore. Bref, les japonais sont des gens incroyables de rigueur, de discipline et de gentillesse et la verve avec laquelle ils s'y adonnent contraste souvent avec un certain laxisme inhérent aux occidentaux. Bon je dois maintenant vous parler du propos de ce test: Luigi Mansion Arcade. Sorti au Japon en été 2015 et développé par Capcom, il restera une exclusivité à l'archipel nippon. Il est l'adaptation du jeu Game Cube Luigi's Mansion (cette fois-ci avec un génitif, alors que curieusement il n'y en a pas dans le titre de la version arcade) sorti en 2001 et qui met en scène Luigi qui, venant d'hériter d'un manoir hanté, va s'y aventurer armé d'un aspirateur et d'une lampe de poche. Luigi va utiliser sa lampe pour faire fuir les fantômes ou les éblouir et son aspirateur pour les emprisonner. Capcom nous présente ici une adaptation originale du concept en rail-shooter et c'est plutôt cool. Le rail-shooter est un genre que j'aime d'amour, mais qui est actuellement en perte de vitesse parce que trop redondant. Preuve en est le nombre de jeu de ce type auquel nous avons joué qui tentaient l'innovation: comme celui qui m'était en scène des pirates et qui était sur verrous hydrauliques, ou ce jeu de zombis jouables avec de lunettes 3D. Si ces artifices font leur effets au départ, l'illusion s'estompe rapidement et révèle un rail shooter souvent classique. Il n'y a que la version arcade de Walking Dead qui nous a proposé un gameplay innovant, en utilisant comme arme une arbalète qu'il faut charger souvent. Un léger changement qui, ajouté au fait qu'il faudra viser la tête des ennemis pour vous débarrasser d'eux, vous poussera à privilégier les tirs précis au bourrinage.

Passer l'aspirateur n'aura jamais été autant agréable.

Luigi Mansion Arcade a aussi su renouveler le genre. En effet, vous n'allez pas tirer sur les ennemis, mais les aspirer. Pour ce faire, c'est de véritables aspirateurs qui vous seront mis entre les mains. Un petit effet de vibration convaincant vous fera sentir les fantômes qui passent dans le tube de votre arme. Une gâchette vous permet également de flasher les ennemis à l'aide de la lampe de poche pour les attrapper plus facilement. A savoir que pour certains fantômes le flashage est indispensable. Une fois le fantôme happé, il vous faudra le ramener à vous, à l'instar de la pêche, en dirigeant votre aspirateur dans la direction contraire à celle que prend votre proie. C'est assez cool, mais je ne sais pas comment nous avons réussi à terminer le jeu sans nous mettre un seul coup d'aspi au visage! 

Cledito caldu!

Il vous faudra également ramasser des pièces qui pèseront dans la balance lors du bilan de fin niveau. Une très belle adaptation donc que je vous conseille. Mais je ne peux ici décemment pas terminer ce "test-récit de voyage" sans vous parler d'Akihabara, le quartier de Tokyo dédié à l'électronique et donc aux jeux-vidéo. Paradis des retro-gamer. En effet, vous trouverez dans ce quartier de nombreuses enseignes spécialisées dans le domaine, les plus connues étant Mandarake et Super Potatoes. Le quartier étant réputé, il est vrai que les prix y sont assez élevés, mais cela reste malgré tout raisonnable face à la flambée des prix que nous connaissons en Europe. Mais il faut savoir que dans ce prix vous payez également la qualité. En effet, les japonais sont très méticuleux à ce sujet et décrive sur la boîte l'état du jeu qui peut ainsi varier sensiblement. Ainsi, j'ai souvent eu la sensation, une fois rentré au pays et en ouvrant les boîtes, d'être le premier à ouvrir le jeu, ce qui est très agréable, mais un peu angoissant aussi. Pour les moins exigeant, il existe les junk, sorte de poubelles où les vendeurs déposent à prix cassé les jeux qui selon eux ne sont plus vendables. C'est ici que l'on constate le niveau d'exigence et la rigueur du peuple japonais. J'ai acheté deux jeux dans les junk: Final Fantasy 2 sur Wonder Swan pour 2.- et D sur Saturne pour 0,5.-. A ce prix je me suis dis qu'au pire s'ils ne marchent pas... Mais non, ils marchent très bien! Pour D c'est la boîte qui est cassée, mais le jeu est complet et les disques sans aucune rayure et pour Final Fantasy 2 pareil, la boîte un peu ébréchée mais le jeu fonctionne et est complet...

:)

Je constate ici que je n'ai que très peu parlé de ma collection dans les tests et vous serez peut-être surpris de me voir autant pointilleux sur des détails matériels alors que jusqu'à présent je ne parlais que de contenus. Oui, je collectione les jeux-vidéo. Je discuterai avec Lucien s'il ne serait pas plus à propos de créer une rubrique liée à la collection, qui présenterait en profondeur mon expérience akihabaresque, des pièces de ma collection, certaines prises faîtes en brocante, ainsi que la collection d'autres personnes - "mes ennemis" - rencontrés sur le terrain. Pourquoi pas d'autant plus que je sens Lucien de plus en plus piqué par la collectionnite. Si vous êtes intéressés par l'idée, faîtes-le nous savoir dans les commentaires . Je finirai ici, sachez simplement que j'ai acquis une Virtual Boy et  une Wonder Swan qui feront l'objet d'un futur dossier sur le blog.

Note: A comme hAligato.
Mention: Le Japon c'est cool.

Dimitri

RECIT - Âkêdo gêmu (arcade Game) 2/2

Alcado Gamu!!!
#lucienetdimitrijouentauxjeuxvideoaujapon



Comme promis, voici la suite (et fin) de notre sélection des jeux d'arcade découverts au pays du soleil levant. La liste n'est évidemment pas exhaustive tant il existe de jeux là-bas... L'un des premiers sur lequel nous avons jeté notre dévolu fut Taiko no Tatsujin Drummaster, un jeu de rythme (encore !) dont le gameplay est adapté des traditionnels et célèbres tambours de Kodo. Malgré la difficulté de se retrouver dans les menus en japonais, nous nous sommes bien fendus la margoulette à taper comme des sourds sur ces percussions. Le rythme effrenés des coups à effectuer avec les lourdes baguettes promet à l'adepte de ce jeu des épaules et des avants-bras en béton ! 

Les bornes d'arcade ! 

Comme dans la plupart des jeux de rythme, il faut frapper le plus dans le tempo quand la barre passe sur l'icône en question. 

Il existe même une version de voyage du jeu, pour te luxer les indexs en riant de bon coeur. 




Vu le temps, la passion et les yens dépensés, je ne peux décemment pas manquer de mentionner les innombrables jeux d'habileté (également connus sous le nom de “déplace la griffe et attrape la peluche/la figurine/le porte-clefs”). Encore merci à Dim qui m'a pécho une magnifique figurine de Trunks, sous les conseils avisés et gesticulés de l'employé de la salle d'arcade. Candide, je croyais qu'il s'agissait là des légendaires pachinko.



Le premier soir, nous avons dépensé le PIB du Malawi pour terminer le sympathique Luigi Mansion Arcade. Cette adaptation du jeu Game Cube de se joue à l'aide d'aspirateur, le rêve de tout vrai gamer. On avance comme sur des rails et lorsque les fantômes apparaissent, il 
faut les aspirer. S'ils se montrent retors, on peut les éclairer un coup ou tenter de les aspirer à deux (mais alors attention à ne pas croiser les effluves, comme le disait d'autres illustres chasseurs de fantômes). 

Qui n'a jamais rêvé de jouer avec un aspirateur ? 


Au passage, j'ai pu tracer une des cent choses que je devais faire avant de mourir en remportant un duel sur Street Fighter V contre un japonais en chair et en os. Comble du bonheur, j'ai pu utiliser pour cela mon perso préféré, Vega sous son vrai nom : Balrog. Pour ceux du fond qui ne le sauraient pas encore, au Japon les vilains de la saga Street Fighter ont d'autres noms (en fait, c'est en occident qu'on a les mauvais noms). À l'origine, le boxeur s'appelle M.Bison, l'espagnol à griffes s'appelle Balrog et le grand chef des méchants s'appelle Vega. Sagat, il s'appelle Sagat, personne ne l'embête, lui. Les gens respectent les boxeur thaï.

Mais au moment d'exporter le jeu, les américains ont eu peur que le nom de M.Bison donné au boxeur n'attise les foudres de Mike Tyson (dont le perso était inspiré). Ils ont commencé leur méli-mélo et c'est ainsi que les noms ont été changés. 

Entre deux salles d'arcade, il y avait toujours moyen de se faire aussi un petit Pokémon Go. 



Ce qui semblait être le gros carton, c'était Dissidia Final Fantasy. Un jeu de bagarre en ligne, qui met en scène un héros tiré de chaque épisode de Final Fantasy (Cloud, Lightning, Squall, etc...). C'est en tout cas la borne que nous avons le plus souvent vue dans les salles. 


Pour promouvoir Dissidia, des portraits grandeur nature de ses héros, dédicacés. 




Voici le dernier jeu d'arcade que nous avons terminé avec mon acolyte : Walking Dead Arcade. Ce joli jeu de tir nous proposait de survivre et tenter de sauver le maximum de copains en utilisant une arbalète comme un Darryl Dixon amateur. Le gameplay de ce jeu de tir, grâce à cette arme insolite, était des plus original : pas question de flinguer à tout va car le rechargement est très lent et il sied de bien viser car seuls les tirs en pleine tête sont efficaces. Durant quelques scènes, notre avatar troque ses carreaux contre divers ustensiles qui permettent de défourreiller plus joyeusement. Une chouette surprise. Petit bonus : si vous regardez attentivement la photographie ci-dessus, vous remarquerez qu'en attendant notre tour de jouer, Dim s'entraîne au mouvement de recharge de l'arbalète. 

L'arbalète dans toute sa splendeur.

Lucien.